Comité de Jumelage de la ville de Bouc Bel Air
    Comité de Jumelage       de la ville de      Bouc Bel Air

Un peu d'histoire

La première occupation humaine du territoire sur lequel se trouve aujourd'hui la commune de Bouc Bel Air remonte à environ 6000 ans avant JC lorsqu'une communauté néolithique s'installe sur les flancs d'une colline située à 3 km environ au sud du village actuel et nommée le Baou Roux (la "Barre rouge").


Lorsque les premiers commerçants grecs arrivent dans la région, huit siècles avant JC, la zone est alors occupée par les Ligures, descendants des populations néolithiques. Une civilisation particulière s'élabore alors, la civilisation salyenne, qui s'installe sur des sites fortifiés de hauteur, les oppidums, comme Entremont, près d'Aix-en-Provence, qui devient leur capital.

Ces constructions traduisent l'inquiétude de la population face au développement hégémonique de Marseille qui est rapidement devenue une puissante cité commerciale.

 

Dans ce contexte, le Baou Roux jouit d'une situation privilègiée, dont la valeur stratégique est évidente. Il devient un poste de défense avancé du sommet duquel on peut surveiller la voie de communication naturelle entre Marseille et la vallée de l'Arc (le nom de Baou Roux pourrait avoir comme origine le mot latin Buccum qui signifie passage).

 

Les salyens y édifient un habitat urbain avec ses rues, ses pratiques, ses fortifications et ses maisons de pierre.

 
Les premiers châteaux
 

En 125 avant JC, Marseille fait appel à son allié romain pour combattre les Salyens. Les légions romaines, commandées par Caius Sextus Calvinus,  décident de prendre Entremont qui ne pourra résister à l'imposante machine de guerre romaine. Le site du Baou Roux est lui aussi pillé et incendié. Après la destruction du village salyen, les quelques survivants et leurs descendants, rejoints par des colons romains, s'installent dans la plaine, bâtissent des villas romaines, dont une à Sousquières, sous le rocher du Baou Roux.

 

En 536, la Provence entre dans le royaume Franc et subit le sort incertain des autres provinces ballotées au gré des partages successoraux de la dynastie mérovingienne. Bouc (Bucco) est alors un territoire forestier où la vie se concentre le long des voies de communication et autour des anciennes villas gallo-romaines, devenues domaines agricoles.

 

Au cours de la première moitié du VIII ème siècle, Arabes et Francs transforment la région en un véritable champ de bataille, et les habitants entreprennent de construire de nouvelles fortifications pour se protéger. C'est à cette époque qu'est bâti sur le site de la ville actuelle, le premier château de Bouc, qui sera transformé, par la suite, en forteresse lorsque la seigneurie deviendra un domaine comtal. Elle restera pendant 6 siècles un point stratégique important pour la défense du Comté de Provence.

Bouc au temps des guerres de religions


En 1589, Bouc est le cadre d'un épisode local des guerres de religions qui touchent alors l'ensemble du territoire national. 


Depuis son nid d'aigle, la garnison royaliste de Bouc tente, en effet, de paralyser les relations commerciales entre Aix et Marseille, toutes deux "ligueuses", c'est-à-dire fidèles au parti catholique des "De Guise" qui s'oppose à la liberté du culte protestant en France.

Le 3 septembre 1569, les ligueurs tentent de prendre par la force le château de Bouc, mais plusieurs assauts successifs ne parviennent pas à déloger la garnison qui offre une résistance inattendue. Pourtant, seuls trente hommes, commandés par un jeune capitaine, Vautrin ou Eric des Mées (selon les écrits) , sont présents pour assurer la défense du site.


Le matin suivant, l'assaut reprend sans plus de succès et les assaillants décident de se retirer lorsqu'un coup du sort transforme l'issue de la bataille: un arquebusier tue le jeune capitaine au moment où celui-ci s'apprête à fêter la victoire. Celui-ci mort, l'espoir change naturellement de camp et les ligueurs s'emparent du château au cours d'une ultime bataille. Tous les survivants seront pendus.


Bouc, marquisat d'Albertas 


En 1700, Bouc compte environ 700 habitants, 130 maisons et autant de familles. Le village se développe et prospère, en grande partie grâce au négoce et à l'artisanat. La production agricole de la commune s'intensifie également. De nombreux moulins sont bâtis et les premières bastides sont construites sur la plaine, plus confortables que les maisons étagées du vieux village médiéval.


En 1767, le roi Louis XIV confirme le marquisat des terres de Bouc en faveur de Jean Baptiste d'Albertas et le village prend le nom de son propriétaire. Ce dernier nommé en 1771 premier président du nouveau parlement de Provence, partage sa vie entre son hôtel particulier aixois, son château de Gémenos et son pavillon de chasse de Bouc.


Il décide de faire construire de somptueux jardins et un château digne du rang de son propriétaire. Mais l'assassinat de ce dernier, le 14 juillet 1790 à Gémenos, empêche le grandiose projet de voir le jour. Seuls les jardins seront construits.


 

De la révolution à nos jours


La Révolution rend son nom primitif à la commune et contraint les membres de la famille d'Albertas à la fuite. Leurs terres, ainsi que leurs biens sont confisqués.


A partir de 1860, le développement de l'industrie attire vers le port de Marseille une main d'oeuvre abandonnant le monde agricole. La campagne se dépeuple at l'attrait d'une vie meilleure conduit une partie des hommes de Bouc vers les savonneries, les amidonneries et les raffineries marseillaises. La population de Bouc passe ainsi de 1300 habitants en 1850 à 600 en 1900.


En 1907, un arrêté préfectoral transforme le nom de Bouc en BOUC BEL AIR, afin qu'il n'y ait plus de confusion avec la ville de Port de Bouc, une autre commune des Bouches du Rhône.


Sur la commune quelques exploitations agricoles demeurent. Des vignes couvrent certaines parcelles à flanc de colline. Des troupeaux de chèvres et de moutons conservent au village son caractère rural. Jusque dans les années cinquante du siècle dernier, il n'y a pas de route menant au village. Les chemins de terre sont les seules voies d'accès au centre. Il faut dire que la majeure partie de l'année sa population se réduit à quelques familles. L'été, en revanche, le village se réveille peuplé d'estivants de Marseille et des alentours.


Bouc Bel Air voit sa population augmenter très lentement jusqu'aux années soixante. Cette période marque un tournant.

Sous l'effet des nombreuses arrivées de rapatriés d'Algérie et de l'urbanisation rapide des régions aixoises et marseillaises, le nombre d'habitants à Bouc Bel Air passe de 2160 en 1962 à plus de 14000 maintenant. De nombreux lotissements se construisent dans le bas de la commune. Celle-ci devient peu à peu strictement résidentielle.


Désormais la ville de Bouc Bel Air est constituée de différents quartiers plus ou moins autonomes, situés à proximité immédiate des grands axes de communication. La ville reste aujourd'hui un bel îlot de tranquilité, dans une atmosphère authentiquement provençale.

 

Nos coordonnées

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